Je veux être au courant des supers reviews de la super fée Ryalle !

mercredi 10 septembre 2014

“Of course they needed to care. It was the meaning of everything.”




J'avais lu Le Passeur une première fois pour les cours. Je n'avais jamais entendu parler de ce roman, je me méfiais encore des lectures scolaires imposées, et ma connaissance de la dystopie se limitait à la saga "Uglies" de Scott Westerfeld et à de vagues références piochées par-ci par-là. Me plonger dans ce roman avais alors été une expérience troublante et enrichissante. Six ans plus tard, je ressors de cette relecture aussi conquise que la première fois.





Mon avis :



                           Le Passeur a été publié pour la première fois en 1993 mais il n'a pas pris une ride. Ce roman se penche sur la destinée singulière du jeune Jonas qui vit dans un monde où le quotidien est réglé au millimètre près. A douze ans, les jeunes garçons et filles se voient attribuer le métier qui leur correspondent le plus. Jonas se voit attribuer celui, prestigieux, de Dépositaire de la mémoire. Et c'est à ce moment que cette société qui nous paraissait idéale, se révèle aux yeux du lecteur, est fait de ce roman une dystopie. 
                          Ce qui est frappant dans ce roman, c'est la simplicité du texte. Le style d'écriture est simple mais percutant. L'intrigue l'est tout autant mais la façon dont le tout s'imbrique, est tout aussi percutante. Simple donc, mais absolument pas simpliste. Il y a une beauté dans la façon dont les mots les plus simples, parviennent à dire le plus poignant, le plus intense, le plus vrai. J'ai aimé le rythme du récit, la maitrise de l'auteur qui mène son récit du début jusqu'à la fin avec intelligence. J'ai trouvé la relation entre Jonas et Le Passeur d'autant plus belle que les autres rapports entre personnages n'en paraissaient que plus fades. Et c'est d'ailleurs une des préoccupations majeures du roman : comment ce qui est réglé avec minutie et semble si bien fonctionner peut, bien que d'apparence idéale, se révéler monotone, gris, à côté du désordre, des faux pas, des sensations trop vives, de la vie en somme. De plus, elle aborde des thèmes cruciaux et avec ce roman, pousse le lecteur à la réflexion, pendant et même après la fermeture du livre.                        
                        Je me rappelle avoir été marquée par la fin, à l'époque, par la façon inattendue dont le roman s'était achevé et absolument enchantée par la splendeur des derniers mots et cela n'a pas manqué ce coup ci aussi. Lois Lowry a un talent de conteuse indéniable, une plume sans fioritures qui va au coeur des choses, qui touche au viscéral. C'est avec Le Passeur, qu'à quinze ans j'ai découvert que le récit le plus simple d'apparence pouvait en fait se révéler rempli de poésie. Un grand moment dans ma vie de lectrice.



Note sur Goodreads : 5/5




Le Passeur de Lois Lowry publié aux Editons Medium. 288 pages. 1994

4 commentaires:

  1. J'en garde un bon souvenir, je suis curieuse de voir ce que le film donnera :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bizarrement, je suis un peux anxieuse concernant le film, la bande-annonce m'a semble ... bizarre ? Mais bon on verra hein ^^

      Supprimer